Soraya Hocine capture ses interrogations à l’argentique, avec des tirages en noir et blanc ou en couleurs. La photographie devient un moyen d’exprimer ses doutes, ses peurs, ses pensées, mais aussi une quête sur l’identité…

Ses premiers travaux trouvent leur origine dans les réalités sociales nourries par la dimension accidentelle et improbable de ses rencontres. Des histoires simples et ordinaires qui traitent de l’identification, de l’intime et de vulnérabilité. La question de l’altérité pourrait être l’un des fils rouges de ses premières réalisations. A travers les autres, son projet grandi, par effet de rebond, de retournement ou de dialogue, les questions sur la fragilité de l’être et sa genèse se reflète en elle.

Suite à de multiples collaborations avec les supports médiatiques, son regard se place face à un miroir, ainsi la photographe voit naitre l’artiste !

En 2011, un événement dramatique conduit Soraya Hocine à quitter provisoirement la ville pour prendre place, le temps d’une reconstruction, au coeur de la nature lozérienne. Ce contraste influence son travail, la contemplation et le paysage amorce un nouveau regard sur son quotidien, ses préoccupations, sa vie. Les histoires personnelles, les parcours familiaux, les récits imaginaires sont autant de chemin photographique qu’elle explore en croisant son regard avec les témoignages passés et les visions du présent. Evoluer dans un nouvel environnement, c’est aller vers l’inconnu. La mise en scène de récit permet à l’artiste d’apprivoiser ce qui l’entoure. Dans sa démarche photographique, rencontrer ces espaces, c’est une manière de se rencontrer soi-même. La photo devient le reflet d’une nouvelle réflexion sur soi et sur l’identité par l’utilisation, notamment, de l’autoportrait.

Dans l’expression de ses histoires personnelles, Soraya Hocine distille son imaginaire par la mise en scène d’un geste ordinaire, par l’absence et la mémoire, ou encore par la nudité comme signe de la vulnérabilité de chacun. Les photographies historiques, tirés d’albums de familles ou des archives croisent la création contemporaine, les images du passé rencontre celles du présent pour constituer une nouvelle réalité avec les fragments identitaires. L’identité est-elle la construction, l’union ou la dissemblance entre le réel et l’imagination ?

Elle expose régulièrement en France et à l’étranger. La galerie Annie Gabrielli à Montpellier, représente son travail.